Explorez la nature en ville : parcs et jardins à visiter à Clermont-Ferrand et alentours

Explorez la nature en ville : parcs et jardins à visiter à Clermont-Ferrand et alentours

Clermont-Ferrand est souvent résumée à sa cathédrale de lave noire, mais la nature s’invite aussi au cœur de la ville. Jardin à l’anglaise du XIXe siècle, colline aux allures méditerranéennes, parc thermal ou tout nouveau parc urbain : chaque espace vert raconte une facette de l’histoire locale. Voici notre sélection, du jardin Lecoq au nouveau Parc de la Muraille, en passant par quelques belles surprises à Chamalières, Royat, Cébazat, Romagnat et Riom. En accès libre (horaires variables selon les lieux), ils sont idéaux pour une balade en famille, un pique-nique ou une visite guidée pour en apprendre plus.

 


1. Le jardin Lecoq, le n°1 bien sûr

Cet espace d’environ cinq hectares est le poumon vert du centre-ville, à quelques minutes à pied de place de Jaude. C’est un jardin à l’anglaise, né d’un projet de jardin botanique remontant au XVIIIe siècle. Il porte le nom du naturaliste Henri Lecoq (1802-1871), qui l’a fait renaître au XIXe siècle. La ville lui a donné son nom en 1871, l’année de sa mort.

Le jardin conserve le porche et la tourelle du château de Bien-Assis, demeure du beau-frère de Blaise Pascal, démontés et remontés ici pierre par pierre en 1915. Les familles y retrouvent la mare aux canards et les grands arbres. Pour l’anecdote, un phoque moine prénommé Banquise, arrivé au début des années 1960, a été la mascotte du jardin jusqu’à sa mort en 1968, puis un couple d’otaries de Californie lui a succédé de 1971 à 1999 ; les Clermontois s’en souviennent encore.

2. Le parc Montjuzet, le balcon de la ville

C’est le plus grand parc de Clermont, perché sur un petit volcan d’environ 480 mètres. Il offre l’un des plus beaux panoramas de la métropole : la cathédrale, la plaine de la Limagne, le puy de Dôme et, au loin, les monts du Forez. Son ambiance méditerranéenne surprend. Le parc accueille des ruches municipales et porte le label Refuge LPO. Il faut grimper pour y arriver, mais la vue récompense l’effort.

3. Le parc Bargoin à Chamalières, une folie romantique

Ce parc paysager de sept hectares, classé depuis 1911, descend en amphithéâtre sur les flancs du puy de Gravenoire. Il a été créé par Jean-Baptiste Bargoin, pharmacien clermontois. Celui-ci avait acquis le domaine de Bellevue en 1868 et l’a légué au département à sa mort, en 1885, à charge de l’ouvrir au public.

La « tour des deux frères », fausse ruine, rappelle ses deux fils disparus prématurément. Le parc compte environ 800 arbres de 60 espèces, dont des séquoias, des cèdres du Liban et des ginkgos. Autre curiosité : le fondateur a voulu ni café ni divertissement — son testament interdit explicitement « les buvettes et cafés de toutes sortes » — et son règlement, très strict, est toujours en vigueur.

4. Le parc thermal de Royat, un écrin pour la ville d’eaux

Ce parc s’étend depuis le bourg de Royat et longe la Tiretaine. Il met en scène le patrimoine thermal de la station. Dans sa partie basse se dressent l’établissement thermal, construit dans les années 1850, et le casino, deux bâtiments qui font la richesse architecturale de Royat.

En vous promenant, vous verrez les vestiges des thermes gallo-romains, découverts en 1876. Vous passerez aussi devant la buvette Eugénie et ses mosaïques bleutées — elle ne distribue plus d’eau mais reste l’emblème de la station. Elle porte le nom de l’impératrice Eugénie, venue aux thermes avec Napoléon III en 1862. La partie haute abrite le « géoscope », un circuit pédagogique où des échantillons de roches font découvrir la géologie locale, ainsi que des aires de jeux. Le parc est ouvert toute l’année, en accès libre, et les animaux y sont acceptés, tenus en laisse.

5. Le parc Pierre-Montgroux à Cébazat, entre moulin et zen

Ancien domaine de Massaud, ce parc de 6,7 hectares en plein centre-ville de Cébazat associe deux jardins d’inspiration différente. Un bief du Bédat les traverse.

La première partie, un parc à l’anglaise, a appartenu au XVIIe siècle à Victor Bon de Broé, conseiller du Roi. Elle revient en 1834 à la famille de Chamerlat, qui la garde jusqu’en 1950 et lui donne son aspect actuel : grandes pelouses, arbres centenaires, orangerie, rocaille et moulin. La roue à aubes du moulin a été reconstruite à l’identique par les élèves du lycée professionnel Roger-Claustres. Une belle grille en fer forgé du XIXe siècle entoure le domaine. La commune achète la propriété en 1980, sous le mandat de Pierre Montgroux, la restaure et l’ouvre au public en 1982.

La seconde partie est un espace naturel protégé, conçu dans l’esprit d’un jardin zen autour d’un bassin, avec passerelles à fleur d’eau, pas japonais et kiosques d’observation. On y trouve bambous géants, nénuphars, roseaux, aulnes et saules, ainsi que canards, oies, cygnes et fauvettes.

À noter : le parc et son espace naturel protégé sont fermés au public depuis le 19 octobre 2026 pour des travaux de renaturation et la création d’un théâtre de verdure. La réouverture est annoncée pour mai-juin 2027.

6. Le parc Bernard-de-Tocqueville à Romagnat

Au cœur de Romagnat, ce jardin paysager à l’anglaise offre dix hectares de verdure, autour du château de Bezance qui abrite la mairie. Ses arbres centenaires sont un refuge pour les oiseaux : hirondelles, rouges-queues, mésanges et chouettes occupent les nombreux nichoirs installés pour eux. Le parc est labellisé par la Ligue de Protection des Oiseaux depuis 2011. Il est ouvert toute l’année, en accès libre, avec aires de jeux et mobilier de détente.

7. Nouveauté 2025 : le parc Saint-Jean

Le parc Saint-Jean est une des dernières-nées des promenades clermontoises. Il s’inscrit dans la transformation du quartier Saint-Jean, un secteur proche de la gare, longtemps occupé par les abattoirs municipaux puis resté en partie en friche. La municipalité y mène un vaste projet de renouvellement urbain, qui réunit logements, équipements publics et espaces verts.

Le parc est pensé comme un parc urbain paysager, qui redonne de la nature à un ancien espace de friche et crée un îlot de fraîcheur en cœur de ville. Il a ouvert ses portes le 28 juin 2025. Sa première phase s’étend sur plus de 2,5 hectares, première étape d’un futur « parc habité » de 10 hectares : 416 arbres plantés, promenade centrale en bois avec gradins et scène, guinguette sous les platanes, grande prairie propice au pique-nique, salons de fraîcheur avec brumisation, aire de jeux inclusive pour les 3-12 ans et jardin fleuriste. Plus de 270 habitants et scolaires ont participé aux chantiers de plantation. Il montre comment Clermont réinvente ses anciens sites industriels.

8. Nouveauté 2026 : le parc de la Muraille, un belvédère sur Saint-Jacques

Ce parc a ouvert partiellement au public le 4 juillet 2026, sur le site de l’ancienne « Muraille de Chine ». Cette barre d’immeubles emblématique du quartier Saint-Jacques avait été démolie en 2023. Le nom du parc a été choisi par les habitants, en hommage à elle.

Conçu en terrasses sur le flanc du plateau Saint-Jacques, il fait le lien entre ce quartier et le centre-ville, avec une vue sur Clermont-Ferrand et la chaîne des Puys. Il compte 488 arbres plantés, deux amphithéâtres de plein air (plus de 500 places assises), une aire de jeux inclusive et un espace canin. Un mur d’eau et un miroir d’eau doivent être mis en service à l’automne 2026. La première phase s’étend sur 2,2 hectares et a été inaugurée le 3 octobre 2026. Une seconde phase, attendue en 2028, doit porter le parc à 4,5 hectares.

À noter : les accès situés au nord du parc restent fermés tant que le chantier se poursuit ; on y entre par la rue des 3 Patriotes, le square Dévigné et le viaduc.

Envie de les découvrir avec un guide ?

Ces parcs sont autant de portes d’entrée sur l’histoire de la ville : botanique, philanthropie, thermalisme, volcanisme, renouvellement urbain. Nous serions heureux de vous y accompagner pour en apprendre plus !

 

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